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	<title>Archives des Inventeur - Memoire-vivante.fr: les personnages marquants de l&#039;Histoire</title>
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	<description>Personnages et héros qui ont marqué l&#039;histoire par leurs actions, par leurs inventions ou par un vision du monde.</description>
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	<title>Archives des Inventeur - Memoire-vivante.fr: les personnages marquants de l&#039;Histoire</title>
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		<title>Rudolf Diesel (1858-1913)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julius]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 09:58:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inventeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au début du XXe siècle, le charbon, indispensable aux machines à vapeur, coute cher et est principalement réservé à l’industrie. L’ingénieur Rudolf Diesel se met alors en quête d’un moteur capable de produire une force mécanique à partir de combustibles bon marché. Lors de l’Exposition universelle de 1900, l&#8217;inviteur crée la surprise avec un moteur [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="928" height="1017" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/rudolf-diesel.jpg" alt="Rudolf Diesel" class="wp-image-1279" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/rudolf-diesel.jpg 928w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/rudolf-diesel-274x300.jpg 274w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/rudolf-diesel-768x842.jpg 768w" sizes="(max-width: 928px) 100vw, 928px" /></figure>



<p>Au début du XXe siècle, le charbon, indispensable aux machines à vapeur, coute cher et est principalement réservé à l’industrie. L’ingénieur Rudolf Diesel se met alors en quête d’un moteur capable de produire une force mécanique à partir de combustibles bon marché. Lors de l’Exposition universelle de 1900, l&rsquo;inviteur crée la surprise avec un moteur qui fonctionne avec de l&rsquo;huile végétale.</p>



<p>Cependant, Rudolf Diesel n’a pas fait fortune pour autant ! toute sa vie, l&rsquo;inventeur est confronté à des revers financiers et des batailles de brevets. Le 29 septembre 1913, ce visionnaire disparaît mystérieusement lors d&rsquo;une traversée en mer du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Formation en France, en Allemagne et en Suisse</h2>



<p>Rudolf Diesel, officiellement inscrit sous Rodolphe Chrétien Charles à l&rsquo;état civil, est né le <strong>18 mars 1858</strong> à <strong>Paris</strong>, dans une famille d’origine bavaroise. Fils de <strong>Theodor Diesel</strong> et d’<strong>Elise Strobel</strong>, il grandit dans un milieu modeste marqué par le travail artisanal. La <strong>guerre franco-prussienne</strong> de 1870 oblige sa famille à quitter la France pour <strong>Londres</strong> et d&rsquo;envoyer le garçon de 12 ans chez son oncle <strong>Christoph Barnickel</strong> à <strong>Augsbourg</strong>. Rapidement Rudolf montre de réels capacités à la <strong>Königliche Kreis-Gewerbeschule</strong> notamment pour les matières scientifiques et terminant premier en 1873.</p>



<p>Après des études à l’<strong>École industrielle d’Augsbourg</strong>, il obtient en 1875 une bourse pour intégrer l’<strong>École polytechnique de Munich</strong>. En 1879, une crise de fièvre typhoïde l&rsquo;oblige à interrompre temporairement son cursus. Rudolf Diesel en profite pour acquérir de l&rsquo;expérience pratique à la <strong>Maschinenfabrik Gebrüder Sulzer</strong> à Winterthur (Suisse).</p>



<p>Diplômé en janvier 1880, Rudolf Diesel seconde <strong>Carl von Linde</strong> dans la conception d&rsquo;un moyen moderne de réfrigération. Entre <strong>1880 et 1890</strong>, il travaille successivement à <strong>Paris</strong>, où il dirige dès <strong>1883</strong> une usine de machines frigorifiques, puis à <strong>Berlin</strong>, au sein de la société Linde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la réfrigération à la thermodynamique</h2>



<p>L’expérience acquise dans les systèmes frigorifiques conduit Diesel à s’interroger sur les principes fondamentaux de la thermodynamique. Il observe que les <strong>machines à vapeur</strong>, pourtant omniprésentes à la fin du XIXe siècle, présentent un <strong>rendement très faible</strong>, souvent inférieur à <strong>10 %</strong>.</p>



<p>Ce faible rendement énergétique le pousse à s&rsquo;intéresser aux travaux de <strong>Sadi Carnot</strong>. Ce physicien a mené des recherches théoriques sur les cycles thermiques à l&rsquo;origine des lois de la thermodynamique. Diesel y voit l&rsquo;opportunité de concevoir un moteur à combustion interne dont le rendement s’approcherait de son maximal théorique.</p>



<p>Installé à <strong>Berlin</strong> à partir de <strong>1890</strong>, il entreprend la conception d’un moteur thermique. En <strong>1893</strong>, il publie <em>Theorie und Konstruktion eines rationellen Wärmemotors zum Ersatz der Dampfmaschinen und der heute bekannten Verbrennungsmotoren</em>, dans lequel il expose son projet : un moteur fondé sur la <strong>compression de l’air</strong> et la réduction des <strong>pertes énergétiques</strong>. Les premières expérimentations sont difficiles, malgré cela, Rudolf Diesel bénéficie du soutien d’acteurs industriels majeurs comme MAN et Krupp, convaincus du potentiel de ce moteur innovant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moteur Diesel</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="955" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/moteur-diesel.jpg" alt="" class="wp-image-1289" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/moteur-diesel.jpg 1024w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/moteur-diesel-300x280.jpg 300w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2026/04/moteur-diesel-768x716.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le <strong>23 février 1892</strong>, Rudolf Diesel dépose un premier brevet pour un moteur à combustion interne fondé sur la compression de l’air. Après plusieurs années de recherches, un prototype fonctionnel est présenté en 1897 dans les <strong>ateliers de MAN</strong> à Augsbourg.</p>



<p>Lors de la phase de compression, seul de l’air est introduit dans le cylindre. Celui-ci est comprimé à une pression très élevée, ce qui entraîne une augmentation significative de la température. Ce phénomène s’explique par la <strong>loi des gaz parfaits</strong> (PV = nRT) : la diminution du volume (V) s’accompagne d’une augmentation de la pression (P) et, par conséquent, de la température (T).</p>



<p>Dans les ateliers d’Augsbourg, Diesel observe que cette <strong>élévation thermique</strong> est suffisante pour provoquer l’<strong>auto-inflammation</strong> du carburant injecté en fin de compression. Cette observation expérimentale constitue le cœur de son invention. Contrairement aux moteurs à essence, où la combustion est déclenchée par une étincelle, le moteur Diesel repose sur une <strong>inflammation spontanée</strong>, rendue possible par des pressions internes beaucoup plus élevées.</p>



<p>La reconnaissance internationale intervient lors de l’<strong>Exposition universelle de 1900</strong>, où le moteur Diesel, fonctionnant notamment à l’<strong>huile d’arachide</strong>, reçoit le Grand Prix. Cette distinction marque un tournant : elle consacre l’invention comme une <strong>avancée majeure</strong> de l’ingénierie moderne.</p>



<p>Au d<strong>ébut du XXe siècle,</strong> Diesel multiplie les voyages en Europe et aux États-Unis, rencontrant industriels, ingénieurs et investisseurs. Son invention s’inscrit progressivement dans les dynamiques de la <strong>seconde révolution industrielle</strong>, aux côtés d’autres innovations majeures dans les domaines de l’électricité et de la chimie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Disparition mystérieuse en 1913</h2>



<p>Malgré son succès technique, Rudolf Diesel connaît, à partir des années 1910, des <strong>difficultés financières</strong> liées à la <strong>gestion complexe</strong> de ses brevets et à des investissements hasardeux. Cette situation fragilise un homme déjà éprouvé par des années de travail intense.</p>



<p>Le <strong>29 septembre 1913</strong>, il embarque à Anvers à bord du paquebot <em>Dresden</em> en direction de <strong>Londres</strong>, où il doit assister à une réunion avec des représentants de la marine britannique. Le <strong>30 septembre au matin</strong>, sa cabine est retrouvée vide. Ses effets personnels sont soigneusement rangés et aucune trace de lutte n’est visible.</p>



<p>Les historiens avancent plusieurs hypothèses. La <strong>thèse du suicide</strong> s’appuie sur ses difficultés financières et son état psychologique. L’<strong>hypothèse de l’accident</strong> reste plausible, compte tenu des conditions de navigation. Enfin, certains auteurs évoquent un possible <strong>assassinat</strong>, dans un contexte de rivalités industrielles et de tensions internationales croissantes à la veille de la <strong>Première Guerre mondiale</strong>.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, la disparition de <strong>Rudolf Diesel</strong> en 1913 met un terme à la trajectoire d’un <strong>ingénieur visionnaire</strong>. Son moteur, perfectionné au fil du temps, demeure aujourd’hui encore un pilier des transports, de l&rsquo;agriculture et de l’économie mondiale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Sources<br>1. Rudolf Diesel : le nom, pas l’invention (<a href="https://car-life.fr/portrait-rudolf-diesel-1858-1913/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">car-life.fr</a>)<br>2. Moteur Diesel (<a href="http://dominique.raflegeau.free.fr/moteur/essence%20diesel/moteur%20description.html" type="link" id="http://dominique.raflegeau.free.fr/moteur/essence%20diesel/moteur%20description.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">dominique.raflegeau</a>)</p>
</blockquote>



<p></p>
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		<title>Lise Meitner (1878-1968)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jules]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 07:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inventeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Passionnée par la recherche, Lise Meitner est une physicienne autrichienne qui a joué un rôle majeur dans la découverte de la fission nucléaire. Sa ténacité hors norme et son esprit de compétition l&#8217;ont poussée à poursuivre ses travaux scientifiques dans un monde réservé aux hommes. Durant la Seconde Guerre mondiale, pacifiste convaincu, Lise Meitner refuse [&#8230;]</p>
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<p>Passionnée par la recherche, Lise Meitner est une physicienne autrichienne qui a joué un rôle majeur dans la découverte de la fission nucléaire. Sa ténacité hors norme et son esprit de compétition l&rsquo;ont poussée à poursuivre ses travaux scientifiques dans un monde réservé aux hommes. Durant la Seconde Guerre mondiale, pacifiste convaincu, Lise Meitner refuse de participer à la mise au point de la bombe atomique.</p>



<h1 class="wp-block-heading">Du doctorat en physique à la fission nucléaire</h1>



<p>Lise Meitner est née le 7 novembre 1878 à Vienne (Autriche) dans une famille juive plutôt aisée. Ses parents, Philipp Meitner et Hedwig Skovran, prennent à coeur l&rsquo;éducation de leurs huit enfants et les encouragent à poursuivre de hautes études. Dès son plus jeune âge, Lise Meitner montre des capacités hors normes pour tout ce qui touche à la science, notamment pour les mathématiques et pour la physique. À cette époque, l’école se termine à l’âge de 14 ans pour les jeunes filles sans pouvoir poursuivre leurs études au lycée.</p>



<p>En 1897, les conditions d&rsquo;accès à l’université autrichienne s&rsquo;assouplissent et les femmes sont autorisées à participer aux à la condition de passer leur Matura, l&rsquo;équivalent du baccalauréat, en tant que candidates libres. Après deux années de préparation, Lise est admise en 1901 à l’université de Vienne, où elle va suivre les cours de physique, chimie et mathématique. Dès la seconde année, Lise Meitner choisit de se spécialiser en physique théorique, cours dispensé par le profresseur Ludwig Boltzmann.</p>



<p>Sous la direction de Franz-Serafin Exner, Lise soutient sa thèse de doctorat sur la conduction de la chaleur dans des solides inhomogènes. En 1905, un doctorat n&rsquo;est pas synonyme de carrière académique si l&rsquo;on est une femme. Il faut bien plus pour décourager Lise Meitner. Avec le soutien de son père, Lise s’initie à la radioactivité, un phénomène mystérieux qui fascine la communauté scientifique de l&rsquo;époque. En 1907, Lise s&rsquo;installe à Berlin pour suivre les cours de Max Planck et se fait rapidement remarquer. Dans le laboratoire de Heinrich Rubens, elle rencontre Otto Hahn, un jeune chimiste avec qui elle va collaborer pendant plusieurs décennies. Unissant leurs compétences respectives de physicienne et de chimiste, Otto et Lise vont faire de nombreuses découvertes sur la radioactivité et sur la structure des isotopes.</p>



<p>Au fil des années, Lise Meitner s’impose comme une <a href="https://www.memoire-vivante.fr/inventeur/">pionnière de la science</a> en découvrant par exemple le protactinium en 1918. En parallèle, Lise Meitner mène des recherches en physique atomique sur les spectres de rayonnements bêta et gamma. En 1934, avec Otto Hahn et Fritz Strassmann, Lise participe au « projet uranium » qui sera déterminant dans la compréhension de la fission nucléaire. Quatre années de recherche vont être nécéssaires à la compréhension du phénomène de fission à savoir la division d’un atome lourd avec la libération d&rsquo;une forte quantité d’énergie.</p>



<h1 class="wp-block-heading">Chercheuse scientifique avant tout</h1>



<p>Au cours de sa carrière, la volonté de Lise Meitner sera mise à rude épreuve. Revenons un instant sur ses études et l&rsquo;obtention de son doctorat de physique. Il serait vain de compter le nombre d&#8217;embuches qui ont été mis sur son chemin. Au début du siècle, le seul fait d&rsquo;être une femme lui a fermé toutes les portes vers le métier de chercheur. Ce n&rsquo;est que grâce au soutien de ses pairs, notamment Max Plank, qu&rsquo;elle obtient en 1913 une poste de chercheur associé. Puis petit à petit, sa carrière décolle. En 1917, Lise est nommée directrice du département de physique, toujours au sein de l&rsquo;Institut Kaiser Wilhelm de Chimie (KWI-C). En 1926, un poste de professeur de physique lui sera proposé à l’université de Berlin.</p>



<p>A partir de 1933, Adolf Hitler met en place des lois ségrégationnistes dans l’administration publique contraingant les scientifiques juifs à démissionner et à quitter l’Allemagne. D’origine juive, Lise Meitner échappe dans un premier temps à cette discrimination et pense pouvoir poursuivre ses recherches en toute quiétude. En mars 1938, elle comprend que sa situation est sans issue et se résout à fuir. En passant par les Pays-Bas, Lise parvient à rejoindre Stockholm. En collaboration avec Niels Bohr, Lise peut reprendre ses travaux scientiques dans le laboratoire de spectroscopie de Manne Siegbahn.</p>



<p>En février 1939, Lise Meitner et son neveu Otto Frisch découvre le pouvoir de la fission nucléaire: noyau d’uranium libère une formidable quantité d’énergie lorsqu&rsquo;il est bombardé de neutrons. Cette découverte est à l&rsquo;origine du projet Manhattan mené durant la Seconde Guerre mondiale qui a mené à la bombe nucléaire.</p>



<h1 class="wp-block-heading">Lise Meitner, une physicienne sans Prix Nobel</h1>



<p>Malgré ses contributions majeures à la physique nucléaire, Lise Meitner n’a jamais reçu le prix Nobel de physique. En 1944, Otto Hahn est récompensé par le Nobel de chimie pour la découverte de la fission nucléaire. Cette minimisation de la contribution des femmes à la recherche scientifique s&rsquo;appele l&rsquo;effet Matilda. Pourtant, c’est elle qui, avec Otto Frisch, a théorisé le processus de division du noyau atomique, permettant de comprendre comment cette réaction libère une énergie colossale. Leur collaboration a permis d’élucider ce phénomène, qui a ouvert la voie à l’énergie nucléaire et aux armes atomiques.</p>



<p>Ce manque de reconnaissance officielle a longtemps alimenté la controverse. Lise Meitner, qui a toujours refusé de participer au développement de la bombe atomique, considérait ses travaux comme une avancée pour la paix et la connaissance. Elle a aussi exprimé ses regrets d’être restée en Allemagne lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir, voyant ses collègues fuir ou être persécutés. En 1949, elle obtient la nationalité suédoise, et en 1960, elle s’installe en Angleterre, où elle meurt en 1968.</p>



<p>D&rsquo;un naturel timide, Lise Meitner a consacré vie à la recherche sans avoir ressenti le besoin de se marier. Son parcours et le personnage de Lise Meitner qu&rsquo;Albert Einstein a la « Marie Curie allemande » est une source d’inspiration. Elle incarne cette figure de la chercheuse passionnée, qui a su faire avancer la science malgré les obstacles, tout en restant fidèle à ses valeurs.</p>
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		<title>Arthur Wynne (1871 &#8211; 1945)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julius]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 May 2021 19:02:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inventeur]]></category>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="776" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2021/05/Arthur-Wynne.jpg" alt="" class="wp-image-145" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2021/05/Arthur-Wynne.jpg 1024w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2021/05/Arthur-Wynne-300x227.jpg 300w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2021/05/Arthur-Wynne-768x582.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Au début des années 1900, le rédacteur en chef du New York World cherchait une idée innovante pour le numéro de Noël du journal. Se souvenant des petites grilles de mots qu&rsquo;il remplissait dans sa jeunesse à Liverpool, Arthur Wynne a griffonné une grille en forme de losange avec des cases numérotées. Le but de cette énigme de 32 mots et autant de définitions était: « Trouver les mots à placer dans les cases blanches qui correspondent aux définitions ».</p>



<p>Cette grille parue le 21 décembre 1913 a immédiatement suscité l&rsquo;enthousiasme des lecteurs du journal. A 42 ans, Arthur Wynne venait de créer la première grille de mots croisés qui fut par la suite présentée sous forme d&rsquo;une grille rectangulaire contenant des cases noires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Origine des mots croisés</h2>



<p>En fait, les mots-croisés actuels sont le fruit d&rsquo;une évolution de plusieurs siècles. À l&rsquo;origine, le principe d’une double lecture et l&rsquo;utilisation de palindrome donnent un aspect mystérieux aux carrés magiques de lettres. Découvert dans les ruines de Pompéi, le carré magique Sator est la plus ancienne représentation d&rsquo;un mots croisés. Datant de l&rsquo;Antiquité, la phrase en latin « SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS » a été gravée dans la villa de Pasquius Proculus. Ce carré a la particularité d’être un palindrome, à savoir le texte peut être lu à l’endroit ou à l’envers.</p>



<p>La paternité des mots croisés modernes est attribuée au journaliste anglais Arthur Wynne au début du XXe siècle. Sa grille de crosswords en forme de losange a été publiée dans le quotidien New York World le 21 décembre 1913. Rapidement, l&rsquo;idée d&rsquo;un jeu littéraire alliant des connaissances linguistiques, le gout pour les énigmes et une bonne dose d’humour est reprise par les grands hebdomadaires de l&rsquo;époque.</p>



<p>Par la suite, le jeu va connaitre de nombreuses améliorations. Par exemple l&rsquo;apparition des cases noires donne la possibilité aux verbicrucistes de multiplier le nombre de grilles à l&rsquo;intention des cruciverbistes. En France, des auteurs de mots croisés tels Robert Scipion, Tristan Bernard, Jacques Capelovici (plus d&rsquo;information sur <a href="https://www.dico-mots.fr/article/grands-maitres-verbicrucistes-b4.html">Dico</a><a href="https://www.dico-mots.fr/article/grands-maitres-verbicrucistes-b4.html">-Mots</a>) vont apporter des innovations et faire le bonheur de tous ceux qui aiment résoudre des énigmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Biographie de Arthur Wynne</h2>



<p>Né à Liverpool le 22 juin 1871, Arthur Wynne est un enfant qui s&rsquo;intéresse dès son plus jeune âge aux jeux alliant casse-tête et énigme en tous genres. Son grand-père lui aurait enseigné les rudiments d&rsquo;un jeu appelé « Magic Square' » à la mode en Angleterre à la fin du XIXe siècle. Le jeu ressemble au Sudoku et reprend le principe d&rsquo;une grille à résoudre aussi bien horizontalement que verticalement.</p>



<p>Le 6 juin 1891, à l&rsquo;âge de 19 ans, Arthur Wynne émigre aux États-Unis à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Dans cette ville, il partage son temps entre sa formation de journaliste au Pittsburgh Press et sa passion de violoniste à l&rsquo;orchestre symphonique de Pittsburgh. Ayant acquis de l&rsquo;expérience dans un journal de province, Arthur Wynne envoie sa candidature pour un poste de journaliste dans la métropole de New York.</p>



<p>Le New York World est un journal à large audience connu pour ses journalistes, chroniqueurs et caricaturistes exceptionnels. Afin d&rsquo;augmenter sa diffusion et son attrait auprès des lecteurs, le New York World décide d&rsquo;introduire dans l&rsquo;édition du dimanche des pages amusantes. Arthur Wynne verra se confier la tache de créer des jeux de mots et d&rsquo;énigmes à publier dans les Funny Pages.</p>



<p>Le 21 décembre 1913 apparaît un jeu en forme de losange nommé Word-Cross Puzzle contenant une grille avec des cases numérotées à remplir en devinant des mots à partir d&rsquo;indices numérotés de la même façon. Les mots croisés modernes sont nés auxquels Arthur Wynne continuera à faire progression pendant huit ans en apportant des innovations telles que l&rsquo;utilisation de lignes horizontales et verticales et des cases noirs disposés pour séparer les mots.</p>



<p>Bien que le succès fût au rendez-vous et que les lecteurs adorent ce jeu en forme de puzzle, la rédaction du New York World considère qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une mode passagère et une perte de temps. Wynne finira par quitter le journal et a passé à autre chose après avoir vainement insisté auprès de ses employeurs. Comme pour lui donner raison, le rédacteur de mots croisés sera malgré tout remplacé par une autre passionné de ce jeu Margaret Petherbridge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Postérité et héritage</h2>



<p>Après la Première Guerre Mondiale, l&rsquo;idée d&rsquo;un jeu alliant énigmes et culture générale dans une grille est reprise pour de nombreux journaux en Europe: le Sunday Express, le Dimanche-Illustré (Mosaïque mystérieuse) ou encore le Daily Telegraph. Face à la popularité croissante des énigmes, Dick Simon et Max Schuster, décident dès 1924 de publier une compilation des solutions de mots croisés, en trois mois s&rsquo;en vendra plus de 100 000 exemplaires.</p>



<p>Dans les années 1920, l&rsquo;anglais Arthur Wynne a été naturalisé citoyen américain. Il meurt le 14 janvier 1945 à Clearwater, en Floride. Le 20 décembre 2013, Google rend hommage à Wynne en publiant un Doodle interactif commémorant le « 100e anniversaire de la première grille de mots croisés ».</p>
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		<title>Les frères Montgolfier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julius]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jan 2021 16:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inventeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les frères Montgolfier, Joseph-Michel (1740-1810) et Jacques-Étienne (1745-1799), sont les inventeurs du ballon à air chaud. Dès octobre 1783, ils multiplient les expériences de vol habité et permettent pour la première fois à un homme de monter dans le ciel. Les innovations des deux frères Montgolfier vont ouvrir la voie à l&#8217;utilisation de ballons dirigeables [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="779" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/12/1024px-Montgolfiere_1783.jpg" alt="Mongolfière au Palais royale" class="wp-image-72" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/12/1024px-Montgolfiere_1783.jpg 1024w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/12/1024px-Montgolfiere_1783-300x228.jpg 300w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/12/1024px-Montgolfiere_1783-768x584.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Les frères Montgolfier, Joseph-Michel (1740-1810) et Jacques-Étienne (1745-1799), sont les inventeurs du ballon à air chaud. Dès octobre 1783, ils multiplient les expériences de vol habité et permettent pour la première fois à un homme de monter dans le ciel. Les innovations des deux frères Montgolfier vont ouvrir la voie à l&rsquo;utilisation de ballons dirigeables dans la météorologie, de ballons d&rsquo;observation pendant la Première Guerre mondiale ou encore de ballons équipés d&rsquo;une nacelle comme le Zeppelin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une famille d&rsquo;industriels</h2>



<p>Joseph-Michel de Montgolfier est né le 26 août 1740, son frère Jacques-Étienne, le 6 janvier 1745, tous deux à Vidalon-lès-Annonay. Ils faisaient partie d&rsquo;une fratrie de seize enfants dont le père Pierre de Montgolfier était un riche fabricant de papier dont les papeteries sont dans la la famille Montgolfier depuis des siècles. Les deux frères montrèrent dès le plus jeune âge un intérêt pour les sciences et perfectionnèrent la fabrication du papier dans l&rsquo;entreprise familiale. </p>



<p>Joseph-Michel Montgolfier se tenait au courant des recherches effectuées par Joseph Priestley en Angleterre sur les caractéristiques des gaz. Ces découvertes scientifiques lui donnèrent probablement l&rsquo;idée de construire un ballon qui pourrait voler dans le ciel.</p>



<p>D&rsquo;autre part, grâce aux travaux du physicien Henry Cavendish, Joseph-Michel compris qu&rsquo;un gaz maintenu dans une enveloppe hermétique peut soulever une charge. A cette époque, il était difficile de produire l&rsquo;hydrogène en grande quantité et aucun matière n&rsquo;était assez étanche pour empêcher le gaz de s&rsquo;échapper. Donc au XVIIIe siècle, les frères Montgolfier ont dû chercher une alternative à hélium, découvert 100 ans plus tard, ou encore au brûleur pour forcer l&rsquo;ascension de aérostat. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Premiers essais avec de l&rsquo;air chaud</h2>



<p>Pour générer cette force ascensionnelle nécessaire à faire s&rsquo;élever la nacelle, les frères Montgolfier décidèrent d&rsquo;utiliser de l&rsquo;air chaud pour le gonflage. En effet, l&rsquo;air se dilate sous l&rsquo;effet de la chaleur et devient plus léger que l&rsquo;air froid extérieur à l&rsquo;enveloppe du dirigeable. Pour mettre en application ce principe physique, un feu de paille sera allumé sous le ballon pour y collecter les gaz chauds.</p>



<p>Les premiers essais avec de petites modèles en soie ont été couronnés de succès. L&rsquo;étape suivante fut l&rsquo;amélioration de&rsquo; l&rsquo;étanchéité du ballon en utilisant une enveloppe de lin doublée de papier.  Le 5 juin 1783 à Annonay, les frères Montgolfier firent monter pour la première fois un ballon de neuf mètres dans le ciel. Lors de ce premier vol, la montgolfière parcourut près de deux kilomètres dans les airs pendant une période de dix minutes. </p>



<p>Rapidement la nouvelle de cet exploit se répand dans le royaume de France de l&rsquo;époque et dès le 17 septembre 1789, les frères Montgolfier renouvellent l&rsquo;expérience au Palais royal à Versailles en présence de Louis XVI et de Benjamin Franklin qui ont assisté au premier vol en montgolfière. Ces premiers pas de l&rsquo;aviation civile sont d&rsquo;ailleurs consignés dans un ouvrage dont le titre « expériences de la machine aérostatique » met en lumière le défi technologique relevé par les frères Montgolfier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Naissance de l&rsquo;aérostation</h2>



<p>Au XVIIIè siècle, de <a href="https://www.memoire-vivante.fr/inventeur/">nombreux savants</a> pensaient qu&rsquo;il était dangereux pour l&rsquo;homme de s&rsquo;aventurer dans les sphères de l&rsquo;atmosphère. C&rsquo;est pourquoi les premiers passagers à être envoyé dans les airs furent un mouton, un coq et un canard. Par la suite, des hommes comme par exemple Jean-François Pilâtre de Rozier et Joseph Montgolfier remplacèrent les animaux et prirent place dans la nacelle du ballon. Au fur et à mesure des innovations et des vols d&rsquo;essai, la corde de sécurité reliée au ballon (ballon captif) fut abandonnée et les passagers réalisèrent le premier vol libre de l&rsquo;humanité grâce à un feu qui se trouvait constamment sous la manche de gonflement du ballon.</p>



<p>L&rsquo;invention de Joseph-Michel et Jacques-Étienne Montgolfier a été perfectionnée à de nombreuses reprises grâce aux avancées technologiques. Par exemple en 1783, Jacques Charles remplace l&rsquo;air chaud par un ballon à hydrogène et réussi au cours de son premier voyage à parcourir 43 km en deux heures. Au XXè siècle, le voyage en montgolfière devient un loisir et un sport à part entière grâce à l&rsquo;utilisation de bouteilles de gaz installés directement dans la nacelle. La découverte des frères Mongolfier permis aux hommes s&rsquo;élever dans l&rsquo;atmosphère et aboutira à l&rsquo;utilisation de ballons dirigeables et d&rsquo;aéronefs.</p>
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		<title>Antoine-Laurent Lavoisier (1743-1794)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julius]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2020 21:54:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le chimiste français Lavoisier a établi les fondements de la chimie moderne. En appliquant des mesures précises et de nouvelles méthodes de recherche physique, il fit de la chimie une science exacte. Dans son Traité élémentaire de chimie (1789), il donna le premier tableau d&#8217;ensemble de la chimie. S&#8217;intéressant à la chimie physiologique, il étudia [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="795" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/lavoi-1.jpg" alt="Antoine Lavoisier" class="wp-image-51" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/lavoi-1.jpg 640w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/lavoi-1-242x300.jpg 242w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>Le chimiste français Lavoisier a établi les fondements de la chimie moderne. En appliquant des mesures précises et de nouvelles méthodes de recherche physique, il fit de la chimie une science exacte. Dans son Traité élémentaire de chimie (1789), il donna le premier tableau d&rsquo;ensemble de la chimie. S&rsquo;intéressant à la chimie physiologique, il étudia les fonctions de l&rsquo;organisme animal et montra notamment que la respiration est, en fait, une combustion assurée par l&rsquo;inspiration d&rsquo;oxygène. Sa célèbre expérience a été effectuée avec l&rsquo;aide de Meusnier (1785) au cours de laquelle furent réalisées la décomposition et la synthèse de l&rsquo;eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Biographie</h2>



<p>Antoine-Laurent Lavoisier est né le 26 août 1743 à Paris. Son père, conseiller juridique au Parlement, lui fit donner une bonne formation au collège des Quatre-Nations, fondé par Mazarin, où il étudia les mathématiques, l&rsquo;astronomie, la chimie et la botanique.</p>



<p>Il n&rsquo;avait encore que vingt-trois ans lorsque l&rsquo;Académie des Sciences lui décerna une médaille d&rsquo;or en récompense de son travail sur un nouveau système perfectionné et renforcé d&rsquo;éclairage urbain. Quoique originaire d&rsquo;une famille aisée, Lavoisier dut chercher un emploi pour couvrir les frais de ses nombreuses recherches scientifiques. </p>



<p>En 1768, il devint administrateur à la Ferme générale, institution qui percevait les impôts pour l&rsquo;Etat. Lavoisier n&rsquo;a sûrement pas imaginé les conséquences que son emploi dans cette institution détestée aurait plus tard, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;en qualité de membre de l&rsquo;Académie, il s&rsquo;était opposé à la nomination de Marat. Jean-Paul Marat, qui fut d&rsquo;abord médecin, puis amateur de physique, ne fit rien de très important, mais il estimait avoir droit à plus d&rsquo;honneurs qu&rsquo;Isaac Newton. Député montagnard à la Convention, il fut l&rsquo;instigateur des massacres de Septembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Père de la chimie</h2>



<p> Le travail scientifique de Lavoisier est caractérisé par un respect des mesures, aussi rigoureuses que possible. Il était persuadé que, seules des observations précises constitueraient une base sûre au :progrès scientifique. Il obtint un énorme succès en formulant une nouvelle théorie expliquant le procédé de la combustion. </p>



<p>A cette époque, on pensait que toute matière contenait, en proportion plus ou moins grande, un produit mystérieux, appelé &lsquo;phlogistique&rsquo;. En cas de combustion, la matière devait céder une partie de son phlogistique à l&rsquo;air environnant. Lavoisier trouva cette conception plutôt étrange et décida de la contrôler expérimentalement. Il effectua un certain nombre d&rsquo;essais, avec la précision qu&rsquo;on lui connaît, afin d&rsquo;examiner le procédé de la combustion. Il chauffa à haute température différents produits dans l&rsquo;air et les pesa très exactement avant et après le chauffage. Il découvrit que les produits étaient plus lourds après la combustion. Il en conclut qu&rsquo;ils absorbaient uniquement de &lsquo;l&rsquo;air&rsquo; et ne cédaient rien. Lorsqu&rsquo;il entendit parler de la découverte de Priestley sur l&rsquo;air &lsquo;déphlogistiqué&rsquo;, le phlogistique étant un gaz qui provoquait la combustion, il lui vint à l&rsquo;esprit qu&rsquo;il s&rsquo;agissait là du gaz que les produits en combustion prélevaient dans l&rsquo;air. L&rsquo;air devait donc être composé de ce gaz et d&rsquo;un autre. </p>



<p>Lavoisier donna au premier gaz le nom d&rsquo;oxygenium (oxygène). Il définit la combustion comme étant la combinaison d&rsquo;un corps avec de l&rsquo;oxygène. Cette définition est encore utilisée actuellement. Sa théorie fut rapidement acceptée partout et mettait un terme définitif à la théorie du phlogistique.</p>



<p>Lavoisier ne se limita pas à découvrir les principes de la chimie. Il ressentit également la nécessité de formuler un langage chimique, qui permettrait d&rsquo;exprimer ces principes avec précision et clarté. Il créa la méthode de la &lsquo;formule chimique&rsquo;, qui exprime en symboles la composition d&rsquo;un corps. Il éliminait ainsi les confusions provoquées par les noms fantaisistes que l&rsquo;on donnait aux différents corps. Il publia sa méthode en 1787: elle parut tellement logique, pratique et précise qu&rsquo;elle fut acceptée immédiatement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrestation pendant la Révolution francaise</h2>



<p>Deux ans plus tard, la Révolution commençait en France. Le poste que Lavoisier avait occupé précédemment à la Ferme générale attirait dangereusement sur lui l&rsquo;attention. De plus, Marat, qui gardait une vive rancune à l&rsquo;égard de Lavoisier, le fit emprisonner. En 1794, Lavoisier comparut devant un tribunal. Il avait très peu de chance d&rsquo;être acquitté, étant donné l&rsquo;accusation première de Marat, qui lui-même avait déjà succombé, assassiné par Charlotte Corday. L&rsquo;après-midi du même jour, le 8 mai 1794, sous prétexte que &lsquo;la République n&rsquo;avait pas besoin de savants&rsquo;, Lavoisier fut guillotiné et son corps jeté dans une fosse commune.</p>
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		<title>Alphonse Bertillon (1853-1914)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julius]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 15:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Inventeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Français Alphonse Bertillon fut l&#8217;inventeur de la méthode systématique d&#8217;identification criminelle, utilisée depuis dans le monde entier. Cette méthode fondée sur des principes scientifiques, entraîna une véritable révolution dans les méthodes de police grâce à l&#8217;adoption du système anthropométrique. Enfance Alphonse Bertillon est né à Paris le 22 avril 1853 et a connu une [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="447" height="599" src="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/Alphonse_Bertillon2.jpg" alt="" class="wp-image-32" srcset="https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/Alphonse_Bertillon2.jpg 447w, https://www.memoire-vivante.fr/wp-content/uploads/2020/11/Alphonse_Bertillon2-224x300.jpg 224w" sizes="auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p>Le Français Alphonse Bertillon fut l&rsquo;inventeur de la méthode systématique d&rsquo;identification criminelle, utilisée depuis dans le monde entier. Cette méthode fondée sur des principes scientifiques, entraîna une véritable révolution dans les méthodes de police grâce à l&rsquo;adoption du système anthropométrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enfance</h2>



<p>Alphonse Bertillon est né à Paris le 22 avril 1853 et a connu une scolarité difficile car le jeune Alphone fut renvoyé plusieurs fois de l&rsquo;école. Ses études se sont poursuivi chez ses parents dont le père médecin conçut de nombreux instruments pour faire des mesures précises du corps humain.<br>Le seul intérêt que manifesta Alphonse Bertillon au cours de ses études concernait une collection d&rsquo;objets ayant trait à l&rsquo;histoire naturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création d&rsquo;un système d&rsquo;identification</h2>



<p>En 1879, sans aucune formation spécialisée, il accepta un poste d&#8217;employé à la préfecture de Police. Son travail consistait à remplir et à transcrire des formulaires d&rsquo;identification de délinquants. Bertillon avait une profonde aversion pour les méthodes peu scientifiques utilisés alors pour identifier les malfaiteurs: la qualité des photos était mauvaise, des termes génériques qualifiaient la taille et la corpulence des personnes et les signes particuliers n&rsquo;étaient mentionnés nulle part.</p>



<p>Rapidement, il se mit à élaborer une méthode propre pour laquelle Bertillon se servit de ses connaissances apprises notamment auprès de son père. L&rsquo;innovation consiste à prendre une série de quatorze mesures du corps humain pour réduire quasiment à zéro le risque de confondre deux personnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;anthropométrie judiciaire ou bertillonnage</h2>



<p>Le système Bertillon se base sur la prise de mensurations et sur le portrait parlant d&rsquo;un individu. Deux photos sont prises pour chaque personne, une de face et une autre de profil, que le fonctionnaire complète avec certaines particularités (couleur des yeux, le type de cheveux, signes distinctifs, …).</p>



<p>Au bout d&rsquo;un certain temps, Bertillon eut l&rsquo;occasion de prouver l&rsquo;utilité de sa méthode. En effet, un récidiviste condamné pour vol fut identifié en février 1883 grâce à l&rsquo;anthropométrie archivée dans les rapports de police.</p>



<p>L&rsquo;anthropométrie ou le bertillonnage comme on l&rsquo;appelait déjà est rapidement adoptée par les polices d&rsquo;Europe et des États-Unis. En 1888, Alphonse Bertillon prit la tête de l&rsquo;identité judiciaire qui venait d&rsquo;être créé pour permettre l&rsquo;échange de fiches de signalement entre les services de police.</p>



<p>Bien que couronnée de succès, l&rsquo;identification scientifique des malfrats avec le système Bertillon est abandonnée au fur et à mesure pour une nouvelle méthode utilisée pour les fiches signalétiques. En 1894, la prise des empreintes digitales est adoptée par le service de l&rsquo;Identité judiciaire, invention attribuée à Sir William James Herschel du service civil britannique. </p>



<p>Malgré ces changements, la méthode inventée par Alphonse Bertillon est utilisée en France jusqu&rsquo;en 1970 et il est connu pour avoir introduit une méthode purement scientifique pour identifier les récidivistes et faciliter les enquêtes policières.</p>
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